Liens entre la réalité historique et les légendes :

En 1776, l’ingénieur Leroy, chargé de la Marine royale et de l’exploitation des forêts d’Aspe, fait part dans son mémoire de ces êtres humains vivant à l’état sauvage dans les forêts d’Iraty et d’Issaux :

"Il n'y a pas deux ans que les pasteurs de la forêt d'Iraty, proche de Saint-Jean-Pied-de-Port, aperçurent souvent un homme sauvage qui habitoit les rochers de cette forêt. Cet homme étoit de grande taille, velu comme un ours, alerte comme les hisars, d'une humeur gaie, avec l'apparence d'un caractère doux, puisqu'il ne faisoit de mal à rien."

Leroy sur Wikipedia

Dans la mythologie basque, Basajaun (pluriel : Basajaunak, feminin : Basa Andere) désigne un ancien peuple d'hommes corpulents, poilus et sauvages, vivant en particulier autour de la forêt d'Iraty.

Ils seraient les constructeurs de mégalithes et auraient eu connaissance de la magie. Beaucoup de chercheurs admettent que dans de nombreux cas ils habitaient au plus profond des bois ou dans des cavernes situées en des lieux élevés. Basajaun signifie « le seigneur de la forêt », ou encore « le seigneur sauvage » en basque. Par ses caractéristiques physiques et ses comportements, il est classé parmi les "hommes sauvages" ou sylvains, protecteurs de la nature et des activités agro-pastorales, connus dans la plupart des cultures traditionnelles des zones de montagnes (yéti, almasty, Jean de l'Ours et autres...)

Basajaun sur Wikipédia

Spéculations :

D'après certains, les récits de Basajaunak tireraient leur origine de la rencontre des proto-Basques, il y a environ 40 000 ans, avec les derniers Néandertaliens. Ceci est toutefois en contradiction avec le fait que les Basajaunak auraient enseigné l'agriculture aux Basques. Cette pratique était totalement étrangère au Néandertaliens et ne fut adoptée que bien plus tard, au Néolithique.

* Voir cependant les études de Michel Raynal : Site miroir du Centre d’Etude et de Recherche sur la Bipédie Initiale

(À PROPOS DES NÉANDERTHALIENS RELIQUES HISPANO-PYRÉNÉENS) DES PYRENEES AU PAKISTAN 

LES NEANDERTHALIENS RELIQUES,

UNE FIGURATION DE L’HOMME SAUVAGE DANS LES PYRENEES ?

L’ HOMME SAUVAGE DANS LES PYRENEES

Mythologie et toponymie :

D'après de vieilles légendes, le Pic du Midi d'Ossau représentait la tête coupée de Jean de l'Ours.

Claude Dendaletche, biologiste de l'Université de Pau, explique qu'en 1344, Kamar Al Din envoyé par le sultan de Grenade, passe la chaîne des Pyrénées, entre dans le pays d'Al Berniya (le Béarn) et y découvre un récit à propos de Jean de l'ours. Ce texte arabe précise que Jean de l'Ours aurait eu la tête coupée et que celle-ci aurait été jetée, la gueule ouverte vers le ciel. La tête devenue montagne, barre depuis la route. Les habitants de la vallée d'Ossau étaient surnommés "lous Oussales" qui signifiait les "montreurs d'ours", tandis que le charte de 1127 mentionnait déjà le nom "Ursao" (Ours) pour le Pic d'Ossau. (Berniya : Ours ?)

L'Ossau sur Wikipédia

L' hypertrichose :

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Pedro Gonzales (Petrus Gonsalvus), père d'Antonietta, peinte par Lavinia Fontana.

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L’hypertrichosis lanuginosa congénitale :

Moins de 100 cas de cette rare anomalie ont été recensés à ce jour.
Le cas de Petrus Gonsalvus, né à Ténérife, dans les îles Canaries en 1556, est le plus célèbre.

Pedro Gonzales par JEAN CLAUDE BOURDAIS

(hypertrichose universelle congénitale) se traduit en effet par une pilosité fœtale qui demeure et n’est pas remplacée par un duvet ou des poils terminaux, elle commence à s’accroire de manière exagérée . Le nourrisson est déjà anormalement fortement velu à la naissance.
La pilosité s’accroît sans cesse jusqu’à ce que tous les téguments, à l’exception des paumes des mains et des faces plantaires, soient recouverts de fins poils d’environ 10 cm de long.
Cette pilosité est permanente et ne diminue que légèrement parfois avec l’âge.