bost_cadier

" Mes ancêtres camisards, persécutés par les dragonnades ont fui leurs Cévennes d'origine il y a quelques siècles et certains ont trouvé refuge dans les Pyrénées.

Au cimetière d'Osse-en-Aspe des "Bost", nom de ma grand-mère paternelle, reposent en paix.

Les tombes catholiques et protestantes s'y côtoient.

Dans ce village j' ai retrouvé une lointaine cousine "Cadier" protestante et originaire de la vallée depuis plusieurs générations. Plusieurs Cadier furent pasteurs en vallée d'Aspe.

Les frères Cadier (George, Henri, Albert, Charles, Edouard) parcoururent en deux étés la plupart des sommets de plus de 3000 mètres entre l'Aneto et le Balaïtous. Nombre de voies portent encore leur nom.

Mon engagement pour la sauvegarde de l’ours des Pyrénées vient effectivement de mes racines. Pas pyrénéennes, pas parisiennes, pas ch'timi ou occitanes, non, de mes racines d'être humain dont les ancêtres ont toujours fréquenté une terre où l'ours avait sa place... "

Renaud Séchan ( Extrait de la préface de Renaud )

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Extraits Journal Sud-Ouest du 24 Avril 2008 :

Marc Large et Peio Serbielle ont au moins trois points communs : le chanteur Renaud comme ami, un amour presque mystique pour la nature et ses beautés, et l'art pour exprimer leurs états d'âme et leurs points de vue. Le dessin et l'écriture en l'occurrence pour Marc Large, illustrateur installé à Dax ; la musique et la poésie pour Peio Serbielle qui oeuvre à Charitte de Bas au Pays basque (...). Le dessinateur et Renaud se sont rencontrés autour de la défense de l'ours dans les Pyrénées. « Au début des années 90, Renaud a découvert qu'il avait de la famille en vallée d'Aspe, commente Marc Large. J'étais fan de lui depuis longtemps. Il m'a très vite parlé de Peio et de sa situation ». Peio Serbielle a, de son côté, rencontré Renaud il y a une quinzaine d'années lors d'une émission de radio. Le chanteur a pris part aux deux derniers opus de ses « potes » du Sud : il a préfacé le roman de Marc Large, « Xan de l'ours », qui reprend l'histoire de l'homme sauvage né de l'union légendaire entre une bergère et le plantigrade, et a chanté dans « Kixmi », un des derniers titres de Peio Serbielle, inspiré lui aussi d'une légende basque (...). Marc Large a écrit son roman à Dax au son d'« Egon », l'avant dernier CD de Peio Serbielle. « J'aime la voix puissante de Peio. C'est un vrai artiste avec lequel j'ai fait une émission mémorable en hiver dans les gorges de Kakuetta pour la chaîne de télévision Alegria. Il a l'oreille musicale que je n'ai pas. Comme lui, je me sens citoyen du monde. Je ne supporte pas l'idée de frontière, de droit du sol. Par contre, je suis très sensible à la culture. Quand on réprime un Basque, je me sens Basque. Si c'est un Tibétain, je suis Tibétain ».